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Le blog de Paul Tian

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"Qui n’a pas quitté son pays est plein de préjugés"


Confinement : Pendant ce temps-là, à la Maison d’Enfants "Le Céciré" de Luchon

Publié par Jérémy De Rossy sur 21 Avril 2020, 18:04pm

Catégories : #confinement, #Covid-19, #Luchon, #Maison d'Enfants, #Le Céciré, #ANRAS, #solidarité, #vie quotidienne, #social, #crise sanitaire, #Haute-Garonne

Confinement : Pendant ce temps-là, à la Maison d’Enfants "Le Céciré" de Luchon

Pendant ce temps-là, celui du confinement, celui de la France presque à l’arrêt, à la Maison d’Enfants Le Céciré, la vie continue et s’organise.

Parce que oui, sur notre beau territoire luchonnais est implantée une structure de la protection de l’enfance, gérée par l’ANRAS, qui doit continuer sa mission d’accompagnement des 36 enfants accueillis habituellement, aujourd’hui confinés, et s’organiser pour recueillir les personnes dans des situations critiques liées de près ou de loin à ce contexte. Face à une crise sanitaire sans précédent, il faut convoquer la solidarité, le civisme et la gravité.

La solidarité entre les salariés et les familles que nous accompagnons, le civisme nécessaire pour respecter l’ensemble des consignes pour nous protéger et protéger les autres, la gravité car nous devons assurer notre mission de protection des plus vulnérables.

La détresse sociale ne se met pas en pause pendant les épidémies, le confinement peut au contraire aggraver des situations déjà bien affaiblies

Pendant ce temps-là, la Maison d’Enfants répond présent aux sollicitations de la force publique, aux innovations créatives, aux défis solidaires de ce territoire.

Défi car il s’agit de réactiver en permanence les réponses à des équations paradoxales que connaissent tous professionnels des secteurs du lien social, aide à la personne. Protéger les autres mais ne pas faire partie du personnel soignant et ainsi ne pas bénéficier de masques, gants, gels hydroalcooliques pendant de longues semaines.

Se mobiliser pour accompagner et parfois se faire verbaliser. Surtout soutenir dans le prendre soin avant de s’occuper de soi, sa famille, ses enfants.

Alors, pendant ce temps-là, à la Maison d’Enfants, les maitresses de maison travaillent à rendre et garder les hébergements le plus agréable possible à la fois sur le plan sanitaire mais aussi sur le plan de la convivialité.

Le cuisinier double d’énergie pour satisfaire les appétits de tous en en profitant pour faire découvrir de nouvelles saveurs tout en essayant de commander les produits chez les producteurs locaux.

Les surveillants de nuit finissent d’évacuer les dernières angoisses chez les enfants pour leur permettre un sommeil étoilé.

Le personnel administratif tend à organiser ce petit monde pour donner des nouvelles rassurantes aux familles.

L’agent technique veille aux conditions matérielles et de bien-être. La psychologue multiplie les suivis individuels afin de permettre et d’orienter un temps d’introspection nécessaire pour supporter ce collectif.

Les éducateurs et éducatrices utilisent toutes ses potentialités ou tracas individuels pour le transformer par la magie de la relation en dynamique du collectif, même s’il est subi. Ils accueillent, recueillent, accompagnent, étayent, soutiennent, subliment, protègent, portent, réconfortent, contiennent, résistent, agissent et font agir.

L’Homme fait et, se faisant, il se fait

Enfin, et surtout, les enfants vont bien.

Ils sont en forme et le moral reste bon. Même si, pour les plus grands le temps parait bien long car ils souhaitent retrouver au plus vite leur place chez les commerçants et artisans du territoire chez qui ils travaillent.

Aussi, pendant ce temps là, à la Maison d’Enfants, les projets artistiques fleurissent, les potagers prennent forme, les films de ces vacances particulières feront souvenirs, les morilles sont cueillies, les cabanes se finalisent, les vélos se bricolent, les palettes deviennent des bureaux.. Accompagnés par les équipes, les enfants sont particulièrement attentifs aux informations télévisées, aux discours de notre président mais finalement reprennent le cours de leur temporalité en organisant "boom" et représentation théâtrale par ce que simplement nous sommes une maison avec des enfants et que pour préparer le monde d’après,

la génération de demain n’a que faire de ce CORONAMINUS

Du coup, pendant ce temps là, à la Maison d’Enfants, la poursuite de la scolarité des enfants reste une priorité pour préparer un avenir, envisager le monde d’adulte, construire un projet de vie réaliste et réalisable. Si la continuité pédagogique mise en place par l’éducation nationale est une réussite d’organisation et d’investissement cela ne suffit clairement pas pour accompagner 36 enfants d’âges et de niveaux différents.

Aussi, par les relations et réseaux crées sur ce territoire, nous commençons à recevoir de l’aide extérieure et bienvenue sous forme de volontariat pour effectuer du soutien scolaire. Les équipes du collège Jean Monnet, par l’intermédiaire du CPE, se mobilisent avec nous de même que celles de la MJC de Luchon pour pouvoir incarner à la fois la solidarité, cette continuité pédagogique et finalement ce proverbe africain "Il faut tout un village pour élever un enfant".

L’école de Montauban de Luchon accueille les enfants des salariés en difficulté pour leur garde. Béné nous fabrique de très jolis masques.

Pour finir nous nous permettons de prendre ce temps là pour donner ces quelques nouvelles et ainsi nous associer à la nécessaire communication pour informer les uns et les autres.

Un grand merci à toutes les personnes concernées sans qui rien ne serait possible, merci pour leur solidarité et leur courage.

Beaucoup est fait et il reste tant à faire.

Confinement : Pendant ce temps-là, à la Maison d’Enfants "Le Céciré" de Luchon
Confinement : Pendant ce temps-là, à la Maison d’Enfants "Le Céciré" de Luchon
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