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Le blog de Paul Tian

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"Qui n’a pas quitté son pays est plein de préjugés"


Luchon : quelles seront les incidences financières de la crise sanitaire du Covid-19 sur les budgets 2020 de la ville et des Thermes ?

Publié par Communiqué de Presse sur 7 Mai 2020, 11:49am

Catégories : #Luchon, #Covid-19, #coronavirus, #finances, #budget, #Thermes, #Luchon Forme et Bien Etre, #LFBE, #Louis Ferré, #Eric Azémar, #économie, #tourisme

Luchon : quelles seront les incidences financières de la crise sanitaire du Covid-19 sur les budgets 2020 de la ville et des Thermes ?

Quelles seront les incidences de la crise sanitaire liée à l'épidémie du coronavirus sur Luchon ? Voici ci-après le communiqué de presse de la mairie :

Rappel du contexte

Pour faire face à la crise du COVID-19, le gouvernement a décidé d’instaurer le confinement de la population française à compter du 17 mars 12h. Ce confinement se traduit par une restriction des contacts humains et des déplacements.

Le 16 mars 2020, l’établissement thermal et l’établissement thermo-ludique (LFBE) de Luchon, ont fait l’objet d’un arrêté préfectoral de fermeture administrative.

La collectivité est particulièrement affectée par la crise sanitaire et les mesures prises pour y faire face, notamment le budget des thermes et le budget de la Commune.

Conscient des difficultés que génère cette situation, le gouvernement a, par l’ordonnance du 25 mars 2020, reporté la date limite d’adoption des budgets 2020 au 31 juillet 2020 (auparavant 30 avril).

Situation budgétaire en absence de la crise

Le compte administratif 2019 de la ville faisait apparaître une situation budgétaire solide avec un excédent de fonctionnement de 2,225 millions d’Euros, une épargne brute de 1,382 millions d’Euros, un taux d’endettement de 49,05% et une CAPDES de 3,9 ans.

Ces résultats permettaient d’envisager un budget 2020 avec une épargne brute de 745 600 Euros (en baisse par rapport à 2019 en raison de l’absence des recettes provenant de l’usine d’eau), un taux d’endettement de 51,3%, une CAPDES de 7,4 ans. Le virement de 1,865 millions à la section d’investissement et un recours à l’emprunt permettant la poursuite du désendettement, autorisait d’engager autour de 4,2 millions d’investissements grâce également aux subventions.   

Il faut noter au passage que le devenir de la dotation aux communes touristiques pour 2020 est toujours incertain et c’est la raison pour laquelle, j’ai écrit à Madame la Ministre de la Cohésion des Territoires pour l’alerter sur cette situation insolite.

Incidences financières sur les budgets de la Commune et des Thermes

La collectivité est particulièrement impactée par cette crise en tant que commune touristique qui exploite les thermes de Luchon en régie municipale qui plus est.

Suite à la décision de fermeture administrative des thermes, nous avons décidé de mesures immédiates pour sécuriser la trésorerie de l’établissement :

  • Report des 2/3 des échéances d’emprunts entre le 1er avril et le 1er aout ;
  • Mise en place du chômage partiel pour une partie du personnel salarié de droit privé ;
  • Réaffectation comptable du personnel fonctionnaire communal affecté aux thermes sur le budget communal ;
  • Demande de versement des subventions d’investissement ;
  • Demande de versement du CICE ;
  • Demande de remboursement du crédit de TVA ;
  • Allongement des délais de paiement fournisseurs ;
  • Report du paiement des cotisations sociales.

A ce jour, la situation de la trésorerie des thermes est sécurisée à court terme.

Concernant l’incidence budgétaire, la collectivité manque de visibilité sur la date de réouverture de l’établissement. Plusieurs scénarios ont été établis (réouverture au 15 juillet, 1er septembre et fermeture sur la saison), et dans chacun d’entre eux, un déficit d’exploitation très significatif est attendu. Plusieurs solutions sont à l’étude (soutien du budget communal, demande de subvention d’exploitation, etc.).

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, dès le début de la crise, j’ai sollicité la CCPHG, le CD 31, la Région, les services de l’Etat et les parlementaires pour les alerter sur la situation économique (des Thermes mais aussi de l’ensemble des acteurs économiques de la ville) pour  participer à une cellule de crise et envisager toutes les solutions.

Aux conséquences de la baisse d’activité des thermes, s’ajoutent les incidences directes sur le budget de la Commune.

Si des éléments dégradent sa situation :

  • Perte de recettes liée aux activités touristiques (golf, piscine Chambert, tennis, spectacles, aire de camping-cars, etc.) ;
  • Perte de recettes liée aux droits de mutation à titre onéreux (fiscalité sur les transactions immobilières sur le territoire) ;
  • Accroissement des dépenses liées à l’hygiène et à la sécurité (acquisition de masques, de gel, de protection des agents, etc.).

D’autres compensent hélas, très partiellement :

  • Non dépenses dans les animations touristiques durant la période de confinement ;
  • Non dépenses dans le fonctionnement de la collectivité compte tenu du fonctionnement dégradé de la collectivité.

Mesures financières envisagées

On l’aura compris, la vraie problématique est la situation financière de l’établissement thermal qui, si l’on veut le maintenir, va nécessiter une intervention du budget communal et d’autres partenaires. Le CNETH étudie plusieurs pistes pour soutenir l’activité des établissements thermaux. Notamment, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie pourrait accompagner les établissements en leur reversant une partie des économies qu’elle a réalisées pendant la fermeture des thermes. La Région Occitanie et sa Présidente vont présenter lors de leur prochaine commission permanente un plan de soutien financier au thermalisme.

 De plus, la Commune est consciente des lourdes conséquences de la crise sur des acteurs économiques locaux. Un premier levier d’aide municipale peut passer par une exemption des droits d’occupation du domaine public et des loyers pour l’occupation des bâtiments municipaux.

Malgré tout cela, si le budget communal est affecté par la crise du Covid-19, ses équilibres financiers ne sont pas directement menacés. Mais cela implique des arbitrages et une réduction de certaines charges de fonctionnement et des investissements.

Les situations financières de la ville, avant et après crise sanitaire, ont été présentées dans le détail à M. Azémar et M. Toniolo afin qu’ils puissent envisager en toute connaissance de cause les stratégies à mettre en œuvre pour faire face à cette situation et effectuer les arbitrages budgétaires qu’ils jugeront les plus pertinents, notamment en matière d’investissements.

Ils nous ont déjà demandé de ne pas passer de commandes pour la Fête des Fleurs et de ne pas donner suite au marché pour l’installation d’une piscine éphémère cet été.

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