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Le blog de Paul Tian

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"Qui n’a pas quitté son pays est plein de préjugés"


Tribune libre : "Mon avis sur Nicolas Hulot", par Robert Zimmer

Publié par Robert Zimmer sur 11 Mai 2020, 15:33pm

Catégories : #Nicolas Hulot, #tribune libre, #écologie, #environnement, #capitalisme, #politique, #Emmanuel Macron, #trader, #Ushuaïa, #libéralisme, #opinion, #vidéo, #manifeste

(Crédit photo : Wikipedia - CC BY 2.0 Jacques Paquier)

(Crédit photo : Wikipedia - CC BY 2.0 Jacques Paquier)

L'ancien ministre de l'Ecologie, Nicolas Hulot, a lancé un "manifeste pour un nouveau monde" en pleine crise du Covid-19. Dans une tribune libre que je publie ci-après, le citoyen Robert Zimmer donne son avis sur le très médiatique actuel président d'honneur de la "Fondation pour la nature et l'homme".

Un peu marre de ses incantations évangéliques reprochant à l'opposition ses procès d'intention, reprochant au système capitaliste sans le nommer, sans jamais nommer les vrais responsables du grand jeu de casino, ses anciens sponsors !

Qui continue de signifier sa sympathie à celui qui lui a offert un poste de ministre en évitant de parler de tromperie et d'utilisation de son image à des profits inverses de ceux qu'il prétend défendre ?

Il continue ses incantations du "tous ensemble nous pouvons tout" alors qu'il sait bien qui possède les pouvoirs économiques, politiques médiatiques, tous trois imbriqués.

Quelque part, il semble croire en une homélie partagée dans la grande église de l'écologie. Une écologie qui selon lui est compatible avec le productivisme et qu’il ne veut pas mettre en cause autrement que par ses appels à la chimère de l’union sacrée des consommateurs et des traders boursiers.

Épargnant ceux qui par l'hypocrisie lui donnent la parole pour qu'il continue à dire que si rien ne change, ce sera de la faute de nous tous, la multitude jusqu'à la minorité exécutive.                  

Du RSA au chômeur, de la mère au foyer à l'aide soignante, du prof au flic, du politique corrompu aux milliardaires..

Qui peut croire en cette incantation du "si nous ne sommes pas tous ensemble, nous ne gagnerons pas cette nouvelle société" ?

Je crois qu'il se préserve d'abord pour et dans ses amitiés.                                               

N'oublions pas que Macron est toujours son ami...

Son message est destiné aux naïfs pour qu’ils continuent à donner au pouvoir capitaliste du temps nécessaire à un très hypothétique changement qui n'est autre qu'un nouveau souffle recherché par le capitalisme aux abois. 

De ce temps, ce délai nécessaire que nous devrions donner à la bonne volonté spontanée de ce système soudain illuminé par la grâce, il en résultera le seul changement que le libéralisme espère... La soumission ou le chaos.

En prime nous devons nous interpeller sur l’étrange succès de ses avis et initiatives qui ne dérangent nullement les micros et rédactions des médias maintenant aux mains des lobbys.

Étrange aussi son intimité sulfureuse avec Laurent Berger, secrétaire de la CFDT toujours vif à rompre les mouvements légitimes de la rue, nul soutien du monde hospitalier, chantre du néolibéralisme.                                                                                                

Un ami, un accompagnateur du système, un conseilleur en communication introduit dans le monde salarial. Le vrai monde où l’on trouve la multitude de ceux qui souffrent.  

De là, le voile se lève sur le pourquoi de ces amitiés, qui à ses dires rejette la politique politicienne en arguant du "Tous ensemble" sans rien nommer.

Albert Camus disait très justement : "Mal nommer, c'est ajouter au malheur du monde".

De là, la réalité sombre du personnage d’Ushuaïa au demeurant sympathique, qui trompe son monde en occupant une des facettes multiples du libéralisme, est mis dans la lumière.        

Mettre en totale dépendance des exigences libérales, la planète  entière.... C'est principalement à cela que sert Nicolas Hulot, à son insu pour beaucoup, à sa convenance, si je puis dire morale, pour moi seul et je l’assume. 

Voilà mon opinion désabusée sur le personnage qui se veut une facette d'un Macron victime, impuissant, qui a besoin de notre aide. 

D'autant qu'il a gardé et sauvegardé cette relation sans jamais la moindre critique fondamentale. Allant jusqu'à le défendre sans prudemment le nommer, en dénonçant ceux qui luttent contre sa politique éco-mortifère. 

Une ambiguïté de Nicolas Hulot qui fait penser en un rôle plus sombre que celui lumineux qu'il essaie de faire valoir...

Comme pour Yann Arthus Bertrand...

Même outil consentant du pouvoir capitaliste sous couvert des meilleurs sentiments sur un avenir humain et social tout à fait illusoire si le peuple ne renverse pas la table des agapes libérales…

En réponse à son discours, essayons la méthode de l’évidence. Oui, Nous pouvons changer le monde à condition d’en changer les acteurs décisionnaires en rétablissant la vérité des pouvoirs tout simplement en écartant ceux qui dévorent le monde sans faim.

Ce n’est pas les consommateurs qui orientent le système comme le prétendent nos deux introduits, mais c’est bien le capitalisme financier qui crée les besoins et incite à plus de consommation avec ses 4 cavaliers de l’apocalypse : l’énergie et le transport, l’industrie de la santé, l’armement, l’alimentation industrialisée.

A chaque guerre nous les retrouvons ensemble se partageant la tripaille sans même se rivaliser.

Sortir de leur emprise, c’est refuser de pactiser sur leur vision pacifiée d’un Monde meilleur, aussi illusoire que funeste.

Robert Zimmer

Nicolas Hulot sur France Inter (Vidéo)

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