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Le blog de Paul Tian

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"Qui n’a pas quitté son pays est plein de préjugés"


Les Thermes et le Vapo au coeur du nouveau polar de Jean-Claude Billiet : rencontre avec l'auteur

Publié par Paul Tian sur 24 Juin 2020, 13:00pm

Catégories : #littérature, #polar, #culture, #Luchon, #Jean-Claude Billiet, #Meurtre au Sudorarium, #Thermes de Luchon, #Vaporarium, #privatisation, #fiction

Jean-Claude Billiet, qui partage sa retraite entre les Hauts-de-France et la Vallée d'Oueil s'était prêté à mon quiz proposé à cinq auteurs commingeois (lire ici).

Il a publié en début d'année son cinquième polar "Meurtre au Sudorarium".  Les luchonnais pourront découvrir une autre facette de Jean-Claude Billiet, fin juillet, à l'occasion de la Semaine Culturelle de Luchon, lors de sa conférence "Les voyages vers l'ailleurs de Jules Verne" (lire ici).

Jean-Claude répond à mes questions :

Les Thermes et le Vapo au coeur du nouveau polar de Jean-Claude Billiet : rencontre avec l'auteur

Votre dernier roman publié, "Meurtre au Sudorarium", est comme le précédent bien ancré dans l'actualité... même si, comme vous le précisez en note d'auteur, il n'est que pure fiction. C'est un peu votre "marque de fabrique" d'écrivain d'inclure l'actualité luchonnaise dans vos romans. Comment vous ai donc venu cette dernière intrigue ?

Je ne sais pas si l’on peut appeler cela une marque de fabrique, mais ce que je sais c’est que Luchon me fascine et m’enchante car c’est une ville qui possède un patrimoine d’une splendeur exceptionnelle. Depuis quelque temps, ce patrimoine est devenu un enjeu politique et financier, au nom de la rentabilité. Ne souhaitant pas ajouter à la polémique, j’ai transposé cette question sur le terrain de l’humour et de la fiction, en faisant croire que la Mafia russe et des milliardaires chinois se disputaient le rachat des Thermes et du Vaporarium… pardon du Sudorarium (rires) !

J’aurais pu tout aussi bien mettre en scène un fonds de pension américain…

Je ne veux surtout pas être pris pour un donneur de leçons, mais il me semble que c’est aux Luchonnais, les vrais, de s’emparer de cette question et de décider si le patrimoine doit rester entre leurs mains ou non.

C’était un peu la même idée que je défendais avec mon précédent roman "Le Crime de l’Express Paris-Luchon" qui traitait sur le même ton humoristique du devenir de ce train reliant la Capitale à la Reine des Pyrénées.

L'originalité de votre dernier thriller vient du fait que vous faites des aller-retour entre passé et présent, ce qui permet au lecteur de se plonger dans l'histoire de notre Vaporarium/Sudorarium... Pouvez-vous nous en dire plus ?

Justement ! Le patrimoine dont je viens de parler est un héritage que nous devons aux Romains d’abord, aux dix-huitième et dix-neuvième siècles ensuite, qui constituent des moments historiquement très importants pour Luchon. Du coup, la tentation était forte de proposer au lecteur de faire une petite incursion à l’époque romaine et de découvrir avec Marcus Lupus le fameux Sudorarium.

Dans le même esprit, comment ne pas faire intervenir dans cette fiction les fastes du Second Empire avec un clin d’œil à Viollet-le-Duc, grand amoureux des Pyrénées ?

Bien sûr, tout cela sur le ton de l’humour, sans jamais infliger au lecteur une quelconque leçon d’histoire, même si certains éléments de ce roman sont tout à fait véridiques, mais pas tous !

La journaliste Marie Steenbecque de "La Dépêche du Comminges" est un personnage attachant. Comment est-elle née de votre imaginaire ?

J’ai passé une bonne partie de ma jeunesse dans le Nord de la France, on dirait aujourd’hui les Hauts-de-France, et je n’ai pas su résister à l’envie de créer un pont entre le Nord et le Sud en envoyant une jeune journaliste nordiste faire ses premières armes à le "Dépêche du Comminges" ! Je la voyais plutôt séduisante, curieuse de tout et assez téméraire… Bref, tous les ingrédients pour qu’elle devienne l’héroïne malgré elle de cette fiction Russo-sino-luchonnaise.

La retrouverons-nous dans vos prochains romans ?

Elle semble avoir gagné la sympathie de mes lecteurs et j’en suis ravi ! Ce serait un crime (rires) de la faire disparaître sans ménagement ! Donc, elle reviendra dans le prochain roman en route pour de nouvelles aventures, encore plus séduisante, fourrant son nez partout où il ne faut pas ! Et bien sûr en compagnie du Capitaine Ducazeau qui, grâce à son flair dans le meurtre du Sudorarium est désormais passé au grade de Commandant de la gendarmerie de Luchon…

Vous travaillez donc sur un prochain roman. Pouvons-nous connaître le fil conducteur ?

En fait, j’ai dans la tête deux ou trois prochaines énigmes autour de Luchon. Allez, je vous mets sur la piste : l’hôtel de Lassus me plait bien… Il pourrait s’y passer des choses bien étranges, avec tous ces trésors qu’il renferme…

 Pouvez-vous vous présenter à mes lecteurs ?

Disons que j’ai passé une bonne partie de ma carrière active à écrire… des rapports (rires) ! Une fois à la retraite, l’envie m’a pris d’écrire tout autre chose…

Comme je le disais au tout début de cette interview, Luchon et les vallées m’ont inspiré par leur beauté et le caractère mystérieux et un peu renfermé qui les caractérise.

Je me suis lancé avec "Le mystère de l’horloge", qui a connu un succès auquel je ne m’attendais pas, j’ai fait une seconde tentative avec "Le trésor de Castel Blancat" qui a beaucoup plu…

A partir de là, le virus (rires) était en moi et ne semble pas vouloir me quitter.

Je pense qu’il n’y a pas de vaccin pour celui-là ! Je ne suis qu’un écrivain amateur, mais écrire est un réel bonheur pour moi et savoir que je fais aussi plaisir à mes lecteurs me comble de joie et m’encourage à continuer…

Les Thermes et le Vapo au coeur du nouveau polar de Jean-Claude Billiet : rencontre avec l'auteur
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