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Le blog de Paul Tian

Le blog de Paul Tian

"Un politicien ne peut pas faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toutes les promesses qu'il lui faut oublier" (Frédéric Dard)


Vidéo : le 1er Mai en douze chansons !

Publié par Paul Tian sur 1 Mai 2019, 07:28am

Catégories : #Mai, #video, #chanson, #musique, #Fête du travail, #Ogeret, #ferre, #ferrat, #saez, #Actualité, #societe, #manifestation, #politique, #travail, #1erMai, #AxelKhan

Vidéo : le 1er Mai en douze chansons !

La Fête du Travail est née en Australie le 21 avril 1856 lorsque les travailleurs se mirent en grève une journée pour réclamer la journée de 8 heures de travail. 

 

Quelques années plus tard, en 1884, les syndicats américains décidèrent eux aussi de demander la réduction du temps de travail afin d’obtenir une journée de 8 heures. Leur action débuta le 1er mai car il s’agissait du jour où les entreprises commençaient leur année comptable et où prenaient fin les contrats obligeant les ouvriers à retrouver du travail.

 

La grève du 1er mai 1886 fut largement suivie par les ouvriers dans tout le pays. À tel point que les manifestations se poursuivirent au-delà du 1er mai.

 

Mais le 3 mai à Chicago, trois grévistes meurent et le lendemain sept policiers seront tués lors d’une marche de protestation.

 

Cinq syndicalistes anarchistes seront alors condamnés à mort et exécutés l’année suivante pour finalement être reconnus innocents, victimes d’un complot politico-policier. (A lire sur ici)

 

Le 20 juin 1889, le Congrès International socialiste de Paris réuni pour le centenaire de la Révolution Française fait du 1er mai la journée internationale des travailleurs en mémoire des manifestations de Chicago.

 

Cette journée a pour objectif de lutter pour l’obtention d’une journée de travail de 8 heures...

 

Voici le texte publié ce 1er mai par le génétitien et essayiste Axel Khan, sur sa page Facebook. Tout est dit !

J’AIMAIS LE PREMIER MAI…

 

Je ne l’aime plus. J’aimais le souvenir des manifestations de 1886 aux ÉU pour la journée de huit heures (et la semaine de 48h !), de la fête internationale des droits des travailleurs et de la réduction du temps de travail décrétée par Jules Guesde et la SFIO en 1889, en solidarité aussi avec les anarchistes américains innocents pendus pour l’exemple en 1887. J’aimais l’évocation de la fête de l’églantine en mémoire de la manifestante tuée à Fourmies en 1891. J’aimais le tour plus festif pris après-guerre par la fête des travailleurs, le temps des cerises, celui de l’appropriation populaire du muguet pétainiste. Les clochettes blanches vendues dans les quartiers par les militants avant le défilé de l’après-midi.

 

Je n’aime pas le souvenir des grandes messes fascistes du premier mai, le symbole de la France pétainiste de la dernière guerre, sa récupération par leur lointains successeurs. 


Je n’aime pas la convergence actuelle entre les défilés de syndicats de salariés, les militants ultraviolents du black block, les GJ dont certains se sont ralliés à Florian Philippot, d’autres à Nicolas Dupont Aignan, dont une poignée a acclamé la sortie de prison d’un antisémite forcené diffamateur de Simone Veil. Dont un autre groupe a composé sous la houlette d’un chanteur sur le déclin une liste allant de l’extrême droite à l’extrême gauche et financée par un industriel dans la plus belle tradition pétainiste.

 

Je quitterai Paris ce jour, cherchant le réconfort en forêt. Je vous offre à nouveau, néanmoins, un brin de muguet encore innocent et précoce. D’une stricte réserve politique, n’est-ce pas ? Dont je n’ai d’emblée exclu que les forces anti-humanistes.

 

 

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