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Le blog de Paul Tian

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"Le menteur évoque souvent l'amnésie pour ignorer la vérité"


Piscines de Luchon : après l'article de "La Dépêche", le Collectif citoyen demande un droit de réponse au quotidien régional

Publié le 30 Janvier 2020, 10:32am

Catégories : #Luchon, #piscines, #collectif, #média, #une piscine pour tous, #collectif citoyen, #Louis Ferré, #enjeu municipal, #sport, #éducation, #loisirs, #pyrénées, #municipales 2020

Piscines de Luchon : après l'article de "La Dépêche", le Collectif citoyen demande un droit de réponse au quotidien régional

Le quotidien régional "La Dépêche" a consacré le 28 janvier dernier un article aux piscines de Luchon intitulé :

"Bagnères de Luchon. Piscines de Luchon : deux scénarios et un écart de 1,5 millions d'euros".

Le Collectif citoyen "Une Piscine pour Tous à Luchon" a adressé un droit de réponse au quotidien régional. Un droit de réponse publié ce jeudi sur sa page "Facebook" que vous pouvez retrouver in-extenso ci-après :

 

"Dans un article, publié dans la Dépêche du Midi, du 28 janvier 2020, M. Louis Ferré fait part des projets de la municipalité concernant les piscines de notre ville.

 

Plusieurs éléments sont amenés, auxquels le collectif souhaite apporter des précisions, puisqu’il a participé aux différentes phases de réflexion et assisté à toutes les réunions du "Comité de pilotage".

 

1/ Le bassin de population annoncé par M. Ferré fait état de 12.500 personnes. Il stipule aussi que le volet touristique a été ignoré.


Le collectif souhaite préciser que ce chiffre est bien celui énoncé par l’AMO, qui a évalué le nombre d’utilisateurs potentiels d’un centre aquatique, en se basant uniquement sur le bassin de population. Ce chiffre lui permet d’appliquer, selon ses propres barèmes, un ratio d’entrées, qui ne tient aucunement compte de la spécificité de notre territoire. M. Ferré le dit lui même, «le volet touristique n’est pas pris en compte».

 

Pourquoi ?

 

Le collectif s’interroge sur les raisons qui poussent l’AMO et les élus, à ignorer la dimension touristique de notre ville. Nous rappelons que le tourisme à Luchon en 2016 représentait 156 000 "journées skieurs", 291 000 nuitées hivernales, 890 000 nuitées estivales, 11700 curistes soit 216 000 nuitées, 45000 entrées à Luchon Forme et Bien-être, 26000 entrées à la Maison du Curiste. En août 2019, 20000 «séjournants» ont été comptabilisés par l’office du tourisme, chiffre qui ne prend pas en compte les hébergements en famille ou chez des amis. Il est regrettable d’ignorer ces données et les retombées sur la fréquentation d’un équipement sportif ou touristique tel qu’un centre aquatique. Fort heureusement, des projets similaires en zone rurale isolée n’ont pas tenu compte uniquement du bassin de population, sinon aucun projet ambitieux n’aurait pu être défendu, dont certains qui rencontrent pourtant aujourd’hui un grand succès.


Par ailleurs, alors que des démarches sont entreprises pour une reprise économique des thermes, ne pas considérer que la population thermale pourrait fréquenter la piscine, donne une vision bien pessimiste de l’avenir de notre établissement thermal.


Il en est de même concernant les skieurs, sportifs ou familles, qui sont souvent utilisateurs de piscine. Dans l’hypothèse d’un développement de la station sur un modèle «4 saisons», le complexe aquatique pourra aussi être extrêmement plébiscité, surtout s’il comprend un bassin nordique.


Le fait de ne pas prendre en considération ces éléments ont même amené l’AMO à envisager la fermeture annuelle de la piscine pour entretien, la semaine de Noël, signe de la méconnaissance de la singularité de notre ville avec ses périodes à «pics» de fréquentation. Cette vision nous parait aberrante.

 

2/ Concernant le choix du bassin nordique, M. Ferré fait état d’un surcoût, sans préciser de chiffre, et d’un déficit de fonctionnement augmenté de 100 000€.


Le montant de l’investissement ne peut être énoncé, puisque l’AMO n’a jamais étudié la possibilité d’un bassin nordique. En effet, malgré nos demandes insistantes et répétées, la municipalité n’a jamais mandaté le cabinet ADOC en ce sens.


Le collectif s’interroge donc sur le chiffre de 100 000€ de surcoût de fonctionnement, pour un scenario qui n’a jamais été mis à l’étude. D’où provient ce chiffre ?


Par ailleurs, la municipalité ne nous a jamais remis le cahier des charges que nous avons réclamé à maintes reprises, afin de connaître la commande exacte à l’AMO. Cela nous aurait permis de savoir si certaines options, dont le bassin nordique, avaient été écartées d’emblée.


M. Ferré précise aussi que «ce type de bassin a déjà été évoqué dans le projet de réhabilitation des thermes». Si des bassins d’eau chaude, avec une visée de détente, ont bien été abordés en COPIL, concernant le projet de réhabilitation des thermes, il n’est aucunement comparable au projet d’un bassin nordique sportif porté par le collectif. En effet, le projet que nous défendons qui pourrait apporter une plus-value et une attractivité touristique indéniable à la ville tout en étant une offre incomparable pour notre territoire, participerait grandement au rayonnement de Luchon.

 

3/ Concernant les coûts énoncés, tant sur les frais d’investissement que de fonctionnement, le collectif regrette que les sommes citées par le cabinet ADOC n’aient pas été mises en regard d’autres centres aquatiques récents, pour lesquels le collectif a obtenu des chiffres précis et vérifiables, bien en deçà des calculs du cabinet toulousain, pour des projets similaires. Par ailleurs, les centres aquatiques auxquels nous avons fait référence dans nos différentes publications mentionnent des technologies en termes de matériaux et de chauffage innovantes et écologiques, une dimension qui n’a jamais été prise en compte par la municipalité à Luchon, malgré nos demandes.


Pourtant, tout porte à croire que les collectivités susceptibles d’apporter un financement à ce type de projet, sont désormais soucieuses de cet aspect, compte tenu des changements climatiques, et qu’il est évidemment pris en compte dans l’octroi des différentes subventions. Le collectif regrette une nouvelle fois que ses préconisations n’aient pas été entendues.

 

4/ Il existe de toute évidence une discordance de point de vue. Les Luchonnais sont inquiets pour l’avenir de leurs piscines et notre collectif citoyen répond à cette inquiétude en tentant de porter un projet fédérateur. Nous pensons à la dimension éducative, compte tenu de l’augmentation constante du nombre de noyades, mais aussi à un projet touristique ambitieux. Nous parlons d’apprentissage de la natation, de loisirs, de développement touristique, d’attractivité et de rayonnement de notre ville, de création d’emplois, de développement durable et d’écologie...

 

A l’inverse, dans cet article, M. Ferré énonce une série de chiffres qui pourrait laisser croire qu’une piscine se résumerait à des coûts et à un poids pour la collectivité, ce qui n’a pour effet que de faire peur aux administrés. Il est regrettable de faire abstraction de ce qui rend une piscine absolument indispensable.


Le collectif s’étonne aussi que la municipalité soit informée que les subventions ne pourront dépasser 50% du montant des travaux, comme annoncé dans l’article, avant même que le projet ne soit précisé. Tous les projets auxquels nous nous sommes intéressés mentionnent pourtant des taux de subventions bien supérieurs, notamment dans le cadre de la revitalisation des centre-bourgs, démarche dans laquelle Luchon est engagée.

 

Enfin, le taux de subvention tient compte des différents aspects du projet: matériaux, dimension écologique...il est impossible de connaître à l’avance le montant des aides, sans présenter au préalable un projet abouti.

 

5/ Concernant la solution provisoire, M. Ferré fait état d’une solution pour l’été prochain. Le collectif rappelle qu’il a transmis, à plusieurs reprises, un devis pour une solution à l’année pour un coup similaire à trois années de location d’un bassin d’été. M. Ferré évalue la durée des travaux à trois ans, pourquoi ne pas permettre aux scolaires et aux nageurs d’accéder à un bassin provisoire toute l’année, dans l’attente de l’aboutissement du projet définitif ?

 

6/ Enfin, M. Ferré regrette que la question des piscines devienne "un enjeu électoral". Pour le collectif, qui a commencé bien avant la campagne électorale en lançant une pétition en décembre 2018 cela n’a pourtant rien d’étonnant : avec plus de 850 signatures, nous avons la preuve que la question des piscines est primordiale et doit trouver rapidement des réponses concrètes. Encore une fois, il s’agit de l’avenir et de l’éducation de nos enfants, du développement touristique de Luchon, il est donc bien normal que les électeurs souhaitent connaître les propositions des différents candidats aux prochaines élections municipales.

 

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