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Le blog de Paul Tian

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"Il est injuste de juger un homme du 19e siècle selon les principes du 21e siècle" (Adaobi Tricia Nwaubani, Journaliste nigériane)


52 ours recensés dans les Pyrénées

Publié le 25 Avril 2020, 15:02pm

Catégories : #ours, #Pyrénées, #ours dans les pyrénées, #Goiat, #Cachou, #Halva, #plantigrade, #europe, #animaux, #Nature, #environnement, #biodiversité

52 ours recensés dans les Pyrénées

Selon le rapport 2019 de l'Office français de la biodiversité, dévoilé cette semaine, 52 ours bruns vivent dans les Pyrénées, dont cinq portées de deux oursons.

Six plantigrades détectés en 2018 n'ont pas été repérés, sans pour autant qu'ils soient considérés comme disparus.

Par contre quatre ours sont aujourd'hui considérés comme disparus, dont l'ourse Halva, qui n'a pas été détectée depuis juillet 2017.

Pour rappel, cinq ours vivaient dans le massif pyrénéen, en 1995 et une vingtaine au début des années 2010.

Malgré cette augmentation des ours dans les Pyrénées, l'objectif d'atteindre un "état de conservation favorable" de l'espèce, fixé par la directive européenne Habitats de 2012, est bien loin d'être atteint, selon les associations Pays de l'Ours-Adet et Ferus. 

Communiqué de presse

Pyrénées : Le cap des 50 ours est enfin franchi, mais ce n’est qu’une étape sur le long chemin de la restauration de la population

Les associations Pays de l'Ours - Adet et Ferus se réjouissent que 52 ours aient été détectés dans les Pyrénées en 2019, dont 10 oursons de l’année (record égalé).

Comme nous l’espérions, le bilan mitigé de 2018 était sans doute lié à une baisse du suivi et non à un problème au sein de la population, c’est rassurant.

Ce cap des 50 ours représente une multiplication par dix de l’effectif par rapport à 1995, et montre toute l’efficacité du partenariat Etat - associations quand l’Etat prend ses responsabilités.

Malheureusement, ces 52 ours ne constituent toujours pas une population viable.
Pour atteindre ce statut (qui est à la fois l’objectif des associations et l’obligation de l’Etat), il faudra atteindre un effectif de 50 ours reproducteurs, avec une bonne diversité génétique, comme annoncé dans le Plan Ours 2018-2028. L’Etat semble l’avoir déjà oublié.

Le chemin parcouru est notable, il démontre la faisabilité du projet, mais nous sommes donc encore assez loin du but.
Pour cela, il est impératif de poursuivre la restauration, en commençant par lâcher rapidement les quatre femelles manquantes pour respecter les préconisations minimales urgentes émises par les experts du Museum National d’Histoire Naturelle.

En ce qui concerne la cohabitation avec l’élevage, le bilan 2019 montre l’échec des mesures adoptées l’an dernier par l’Etat comme nous l’avions annoncé.
Les indemnisations explosent, sans pouvoir affirmer que les dégâts réels augmentent faute d’étude sérieuse, et les effarouchements, coûteux et dangereux, ne résolvent pas davantage le problème des éleveurs.

Les associations gardent bon espoir d’obtenir prochainement l’annulation de ces mesures incohérentes et illégales par les tribunaux.

Il faudra bien alors que chacun se résolve à adopter et optimiser les techniques de protection des troupeaux, seul moyen d’assurer la conciliation entre la protection de la biodiversité et le maintien des activités humaines en zone de présence d’ours.

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