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Le blog de Paul Tian

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"Qui n’a pas quitté son pays est plein de préjugés"


Après "L'ombre des derniers Cathares", Alain Roumagnac publie "Dieu, le Diable et le Boucher" : entretien avec l'auteur "Commingeois de naissance"

Publié par Paul Tian sur 6 Juillet 2020, 10:06am

Catégories : #litterature, #polar, #roman, #AlainRoumagnac, #Saint-Gaudens, #Comminges, #Toulouse, #Aveyron, #culture, #interview, #cairn

Après "L'ombre des derniers Cathares", Alain Roumagnac publie "Dieu, le Diable et le Boucher" : entretien avec l'auteur "Commingeois de naissance"

Vous venez de publier "Dieu, le Diable et le Boucher". Quel est le thème de ce "polar" ? Est-il la suite de "L'ombre des derniers Cathares" ?

"Dieu le diable et le boucher" est bien la suite de "L'Ombre des derniers Cathares". Le thème récurrent de ce second opus est la vengeance de l’un des personnages principaux du tome 1, aveuglé par la haine, le fanatisme religieux et la frustration de son échec subi dans l’opus précédent. Pour assouvir sa folie meurtrière, il va recruter un terroriste de sinistre réputation, chimiste de surcroît, pour pousser ses cibles dans leurs derniers retranchements. Bref, ça bouge, beaucoup, c’est dense et très émotionnel.

D'ailleurs pouvez-vous me parler de "L'Ombre des derniers Cathares" ?

Richard Quayrane, lieutenant de police au bout du rouleau depuis le décès de son épouse, exaspéré, plaque tout et prend sa retraite. Un matin, il apprend d’un notaire toulousain qu’un ancien camarade de collège, décédé, a fait de lui son légataire universel. Le testament lui impose de poursuivre une quête initiatique menée par le défunt. N’ayant rien à perdre, il accepte. Il s’agira de corriger les injustices d’une histoire toulousaine vieille de plusieurs siècles et de restaurer la mémoire d’un dignitaire occitan frappé à tort d’indignité. Pour protéger des secrets qui ne doivent pas émerger, le fanatisme aveugle s’éveille  et s’apprête à verser le sang.

Un troisième roman en route ?

Un troisième opus est en cours de finalisation, mais il ne s’agit pas d’une suite des deux premiers tomes. Il mettra en scène un autre des personnages principaux dans une nouvelle intrigue aux accents historiques et religieux. La méthode narrative changera. J’ai adopté le présent à la première personne pour un récit plus immersif et plus introspectif. Nous voyagerons beaucoup dans ce troisième volet (Manosque, Bordeaux, Le bassin d’Arcachon, Réggio de Calabre, Toulouse, Saint-Félix-Lauragais, Cugnaux.)

Quand écrivez-vous ? Avez-vous un "rituel d’écriture", des horaires ?

Oui. J’écris, le matin de mes jours de repos et de congés. Pour ça, je me lève tôt, 6 heures à 6 heures 30, et cesse aux environs de midi. Vers 18 heures, je relis et retouche ce qui a été écrit le matin. Je consacre ma fin de soirée à la communication, plus particulièrement sur les réseaux sociaux. Je tiens à être présent et réactif pour entretenir le lien avec les lecteurs que j’encourage à me contacter. Les auteurs ont besoin de ce lien avec ceux qui les suivent.

Je m’entoure beaucoup. Je fais appel à des personnes qualifiées pour les questions techniques évoquées. Il faut que le scénario soit crédible. Je me déplace beaucoup sur le terrain pour ressentir les ambiances, pour donner aux lecteurs une vision photographique de ce que je décris.

Que représente l’écriture pour vous ?

L’écriture est une drogue exaltante. Difficile de s’en défaire. Avec les mots, l’auteur crée un univers parallèle, le sien et y dessine une porte à travers laquelle il invite les lecteurs à entrer. À l’époque des séries, j’ai créé la mienne sur mesure, un peu pour moi, beaucoup pour les autres. L’écriture permet de conquérir des territoires, de s’en aller un moment, de faire réfléchir, d’émouvoir, de surprendre, d’apaiser.

Pouvez-vous vous présenter à mes lecteurs ?

Saint-Gaudinois de naissance, Aveyronnais d’adoption, Toulousain de cœur, je vais avoir 52 ans. Je suis gendarme dans un service dédié à la prévention auprès des jeunes. Je suis marié et père d’un grand fils de 25 ans. Passionné boulimique, à la limite de l’hyperactivité, la peinture, la musique, le cinéma, la littérature, les voyages, les sports mécaniques, la photographie me font littéralement vibrer.

D’aussi loin que je me souvienne, la musicalité, l’impact des mots m’ont toujours marqué. Je lis autant que je le peux. Pendant longtemps, je n’ai pas osé écrire. Je pensais que mon nom n’avait pas sa place en librairie. Je me suis lancé ce défi à 40 ans et ne l’ai finalisé qu’à 50, avec beaucoup de hauts et de bas. Aujourd’hui, je suis comblé de vivre cette aventure et espère avoir longtemps le soutien des lecteurs qui me suivent. J’ai beaucoup de chance. Ils sont très fidèles.

Les deux "polars" d'Alain Roumagnac sont publiés par les Editions Cairn.

Après "L'ombre des derniers Cathares", Alain Roumagnac publie "Dieu, le Diable et le Boucher" : entretien avec l'auteur "Commingeois de naissance"
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