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Le blog de Paul Tian

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"L'éternité c'est la mer mêlée au soleil" (Arthur Rimbaud)


En France, le premier train à hydrogène a circulé... dans le Nord !

Publié par Paul Tian sur 7 Septembre 2021, 17:10pm

Catégories : #train, #hydrogène, #transport, #environnement, #Valenciennes, #Nord, #hauts-de-france, #occitanie, #transition écologique, #Corodia, #Alstom, #iLint

(Photo © Alstom)

(Photo © Alstom)

Lundi, en fin de matinée, le premier train à hydrogène le Corodia iLint d'Alstom a fait ses premiers essais en France, dans les Hauts-de-France, sur les rails du centre d'essais ferroviaires de Petite-Forêt, près de Valenciennes, en présence du ministre de la Transition Ecologique, chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Selon le quotidien national "Aujourd'hui en France", la région Centre - Val de Loire projette de tester ce train à hydrogène entre Tours et Loches, en Indre-et-Loire, en 2022...

Si cette info se révèle exacte, la région Centre - Val de Loire brûlerait ainsi la priorité à l'Occitanie qui envisage de faire circuler, en 2023, un premier train à hydrogène sur la ligne Montréjeau-Luchon, fermée par la SNCF depuis novembre 2014.

Outre le Centre - Val de Loire et l'Occitanie, deux autres régions ont signé en avril dernier avec Alstom, la commande de 12 rames d'un modèle bimode hydrogène-électrique.

Le quotidien national "Libération" rappelle que le coût du train à hydrogène, est de "30 à 40% supérieur à celui d’une rame classique" et que "l’hydrogène utilisé n’est pas si propre que cela, car il est aujourd’hui produit par des groupes comme l’allemand Linde ou le français Air Liquide à partir de gaz naturel, et n’est donc pas décarboné..."

Pour rappel, le iLint circule en Allemagne depuis 2018, dans la région Basse-Saxe...

Ci-après le communiqué de presse du ministère de la Transition Ecologique :

Premiers tours de roues pour le 1er train français alimenté à l’hydrogène. Un moyen de transport qualifié de "solution d’avenir" par le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Un train propre. Le train "Coradia iLint" du français Alstom a déroulé ses premiers essais concluants sur les voies du Centre d’essais ferroviaire à Valenciennes (Nord).

Ce train électrique novateur est alimenté par de l’hydrogène. Plus précisément par de l’électricité produite par de l’hydrogène via une pile à combustible.

Son moteur est silencieux mais il a aussi pour particularité de n‘émettre aucun polluant atmosphérique (GES) car il ne rejette que la vapeur d’eau. La traction hydrogène éprouvée depuis plusieurs années permet de mouvoir tous types de véhicules du vélo à l’avion.

Le français Alstom, champion international sur le marché, fait rouler ses trains à l’hydrogène depuis 2018 en Allemagne. Ils sont également en service en Autriche. Les Pays-Bas, la Suède et l’Italie, actuellement en phase avancée d’essais, ont déjà passé commande de trains hydrogène.

"Une solution d’avenir"

Présent à l’événement, le ministre chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebarri, a qualifié cette avancée de "solution d’avenir" dans le chantier du renouvellement du réseau ferroviaire français, notamment des petites lignes. Il y a aujourd’hui plus de 1.200 trains qui circulent au diesel en France. Il va falloir les renouveler d’ici une dizaine d’années.
 

"Notre réseau ferroviaire aujourd’hui est à 45 % non électrifié. Nous avons deux solutions : soit nous électrifions, avec le coût que cela suppose, soit nous allons vers […] l’hydrogène qui a évidemment un avenir en France, et un marché européen et mondial à conquérir." (Jean-Baptiste Djebarri, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, chargé des Transports)


En France, les régions Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes ont déjà mandaté la SNCF pour une commande globale de 12 trains régionaux à hydrogène bimodal (électricité et hydrogène) pouvant être exploités sur les lignes électriques existantes.

L'État vient en soutien de cet investissement avec la prise en charge des frais de développement de la technologie à hauteur de 10 millions d'euros. "Les potentiels sont considérables. D’ici à 2030, plusieurs centaines de rames pourraient parcourir nos territoires", selon Jean-Baptiste Djebbari.

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