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Le blog de Paul Tian

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"Le menteur évoque souvent l'amnésie pour ignorer la vérité"


#Législatives2022 : Ne pas se "résoudre à accepter cet accord national qui méprise l’ancrage territorial": Christophe Ramond, président PS du CD 81

Publié par Paul Tian sur 4 Mai 2022, 18:35pm

Catégories : #Législatives2022, #Politique, #Insoumis, #PS, #socialiste, #frondeur, #ChristopheRamond, #CD81, #Tarn, #CaroleDelga, #Occitanie, #FrançoisHollande, #BernardCazenave, #Mélenchon, #LFI

Carole Delga et Christophe Ramond lors d'une réunion à Albi, le 28 avril dernier (Photo Facebook @ChristopheRamond)

Carole Delga et Christophe Ramond lors d'une réunion à Albi, le 28 avril dernier (Photo Facebook @ChristopheRamond)

Après l'accord intervenu, ce mercredi, entre les Insoumis et le PS, pour les législatives de juin prochain, de nombreuses voix s'élèvent chez les socialistes pour le dénoncer. Un parti qui, au soir de cet accord, est en train de se déchirer, et probablement d'exploser.

L'ancien Premier ministre de François Hollande, Bernard Cazenave, vient d'annoncer qu'il a quitté le PS, dans un entretien au quotidien "La Manche Libre", et dénonce une nouvelle fois "la violence, l'outrance des positions, les insultes aussi lorsque j'étais au gouvernement, notamment lorsque s'est produite la tragédie de la mort de Rémi Fraisse", tout en soulignant ses divergences sur la laïcité et l'Union européenne : 

"J'ai aussi une conception nette et ferme de la laïcité, de la République, qui interdit toute convergence avec ceux dont la pensée sur ces questions est plus qu'ambigüe. Et puis il y a cette hostilité ancienne de la LFI au projet européen auquel je ne saurais me résoudre".

De son côté, l'ancien président de la République, François Hollande, dans un entretien à "La Montagne" a indiqué récuser "l'accord sur le fond et même sur les circonscriptions". Car pour l'ancien chef d'Etat socialiste, "c'est une question qui doit être tranchée par le conseil national du PS".

Dans les régions et les départements la fronde des élus socialistes face à l'accord national s'amplifie, comme la réaction, ce mercredi soir, du président du Conseil départemental du Tarn, Christophe Ramond, sur sa page "Facebook", que vous pouvez découvrir ci-après :

 

"La direction nationale du Parti socialiste a trouvé un accord électoral avec la France insoumise pour les prochaines élections législatives, celui-ci est mortifère pour le parti auquel j’appartiens depuis mon plus jeune âge.

Les idées et le programme défendus par Jean-Luc Mélenchon depuis de nombreuses années ne correspondent pas à l’histoire et à l’idéal du Parti socialiste. Ainsi, comment le PS, creuset de l’idéal européen et principal acteur de la construction de l’union européenne, notamment sous l’impulsion du couple franco-allemand, peut-il s’associer à un parti ouvertement eurosceptique ? Encore récemment, la position des responsables de LFI sur la guerre en Ukraine, consistant à ne pas soutenir ce pays contre l’invasion injuste et injustifiée de la Russie, est contraire à nos valeurs communes de défendre l’intégrité et la souveraineté d’un pays.

Il y a peu de convergences entre nos deux partis, mais beaucoup de divergences fondamentales. En proie à un malaise social et démocratique, notre pays n’a pas besoin d’une énième manœuvre électoraliste mais d’un rassemblement autour des idéaux républicains de gauche.

Sur 577 circonscriptions, le PS ne devra présenter seulement que 70 candidats. En Occitanie, sur 49 circonscriptions, seuls 6 seront attribuées à notre parti alors même que des élus issus de nos rangs dirigent de nombreux territoires : la Région Occitanie, l’une des plus importantes de France (6 millions d’habitants), 12 départements sur 13, une métropole et des centaines de communes… Quel mépris, quelle méconnaissance de notre force sur notre territoire !

Dans le Tarn, le département de Jaurès, père du socialisme français, le PS ne pourra présenter aucun candidat en application de cet accord. C’est une aberration ! Comment demander aux militants, sympathisants et aux électeurs tarnais de soutenir des candidats qui s’opposent à tout projet de développement de notre territoire comme l’A69, axe autoroutier primordial pour le désenclavement du sud Tarn, ou encore les Portes du Tarn, projet alliant développement économique, emplois locaux et transition écologique ?

Par cet accord, ils contribuent à accentuer la confusion dans les esprits de nos sympathisants et la perte de repères politiques des électeurs. En politique, il faut des valeurs, un projet et des actes concrets et pas des arrangements d’appareils à l’échelon national.

In fine, c’est l’extrême-droite et le populisme qui en seront bénéficiaires. Le temps de la cuisine électorale est révolu et les dirigeants nationaux de notre parti devraient comprendre que nos concitoyens attendent mieux pour renouer un lien de confiance.

Fidèle au socialisme républicain et aux valeurs fondatrices de notre parti, je ne peux me résoudre à accepter cet accord national qui méprise l’ancrage territorial et le travail mené sur le terrain par les élus, militants et sympathisants socialistes."

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