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Le blog de Paul Tian

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"Ce sont toujours les cons qui l’emportent. Question de surnombre" (Frédéric Dard)


France 2022 : racisme ordinaire !

Publié par Paul Tian sur 3 Octobre 2022, 17:37pm

Catégories : #France, #Haute-Saône, #Fouvent-Saint-Andoche, #restaurant, #racisme, #harcèlement, #Le Vannon, #xénophobie

(Photo : Capture écran Google Maps)

(Photo : Capture écran Google Maps)

Ce jeune couple de restaurateurs n'aura tenu que neuf mois dans ce village de Haute-Saône. Après avoir repris le bar-restaurant "Le Vannon" à Fouvent-Saint-Andoche, Audrey et Brahim ont décidé de jeter l'éponge.

Une fermeture, non pas, en raison d'un problème de rentabilité, mais de racisme. 

Depuis leur installation dans ce petit village de 215 habitants, ils ont subi provocations, menaces, pneus crevés, insultes, appels téléphoniques malveillants...

Tout l'arsenal de la connerie humaine dans cette France qui rejette l'autre sous prétexte qu'il serait différent !

"Nous faisons de 40 à 50 couverts par jour. Les habitants du village sont contents de venir au restaurant sans faire 15 ou 20 kilomètres de route. Nous avons organisé des concerts qui ont attiré plus de monde que le nombre d’habitants dans le village. Ça marche vraiment bien !", a confié Brahim aux journalistes de "France 3 Bourgogne Franche-Comté", tout en ajoutant :

"On est d’un naturel discret. Nous, notre but, c’est de monter notre affaire et de travailler pour nous. C’est tout. On veut juste travailler. On n’a pas de souci avec les habitants de Fouvent. C’est un bon village. On n’en veut à personne... Je me suis toujours vu comme français. Je suis né en France, mes parents sont nés en France aussi".

Mais neuf mois de harcèlement raciste ont eu raison d'Audrey et Brahim. Ils ferment leur établissement, et ce, malgré une mobilisation des habitants, des élus et même du préfet de Haute-Saône.

"Quelques individus, une poignée de c…, enfin, d’imbéciles, sont à l’origine de ces comportements. Certains ne supportent pas ceux qui sont, non pas seulement étrangers ou considérés comme tels, mais même extérieurs à nos villages", s''emporte sur "France 3", le maire du village, Alain Aubry, tout en poursuivant :

"On se décarcasse pour faire vivre nos communes rurales. J’ai mis en place un marché un dimanche par mois, par exemple… Le 14 juillet ou le marché de Noël, c’est avec Audrey et Brahim qu’on met ça en place. Je suis écœuré, dégoûté. On va finir tout seul dans nos patelins."

Dur, dur dans cette France d'une autre époque de ne pas être "de souche" ! 

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