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Le blog de Paul Tian

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"Ce sont toujours les cons qui l’emportent. Question de surnombre" (Frédéric Dard)


Tribune. "Ce Ramel qui ne donne pas une bonne image de Luchon"

Publié par Paul Tian sur 23 Novembre 2022, 12:37pm

Catégories : #Luchon, #Pyrénées, #Ramel, #patrimoine historique, #ruine, #entretien, #centre culturel, #Eric Azémar, #tribune, #environnement, #Comminges, #liberté d'expression

(Photo illustration : archives © Paul Tian)

(Photo illustration : archives © Paul Tian)

Je publie ci-après, une tribune libre d'un lecteur de mon blog, Jules Faduilhe-Mur, sur la ruine du "Ramel", à Luchon. 

Pour rappel une tribune libre désigne, dans les médias, un article d'opinion publié dans une rubrique ouverte au public. Ce mode de publication permet à une personne qui n’appartient pas à l’équipe de rédaction d’exprimer publiquement ses idées. Dans la presse, il s’agit d’un article d’opinion, de commentaire ou de réactions qui permet, dans la mesure du respect des autres et du bon sens, d’aborder des thèmes très divers.

Aujourd’hui je me pose la question : "Mais qu'est-ce bâtiment en face de mon lycée ?"

Pour bien comprendre ce qu’est cette ruine, il faut remonter aux années 1850-1860, ou un premier édifice dit "villa Bertin", du nom de son propriétaire, est représenté sur les plans de la ville. Il était mis en location pendant la saison des cures. C'est Étienne Larcher qui fera reconstruire la villa dans un style néoclassique en 1868 par Edmond Chambert le célèbre architecte thermal pour lui donner son aspect d'aujourd'hui. En juillet 1867, le Prince Impérial, fils de Napoléon III séjourne dans la villa, ce qui a même donné lieu à un article dans l'Univers illustré du 20 juillet 1867 où la villa est représentée sur une gravure réalisée d'après une photographie de Soulé.

L’avis du Dr Barthèz sur la villa :

"Elle est située à quelques minutes hors Luchon, au milieu de la plus grande largeur de la vallée et consiste en une jolie maison entourée d'un grand jardin bien boisé qui nous permet d'être chez nous".

La villa devient une propriété de la ville de Toulouse vers 1876 qui l'a transformée en hospice.

Antoine Alamir Ramel (1805-1869), maître des postes et conseiller municipal de Toulouse, qui souhaitait que cette demeure devienne "une maison de santé destinée à la classe des artisans honnêtes" fait à sa mort un legs de 400 000 francs or. L’hospice sera alors desservi par les sœurs de Saint-Vincent de Paul.

L'histoire de l'hospice Ramel se poursuit tout au long du XXe siècle, il a même, en 1938, hébergé des réfugiés espagnols, ce qui montre son importance tant architecturale qu'historique pour la ville de Luchon.

Dans les années 1980, le Ramel devient un centre aéré pour les enfants du pays de Luchon mais le centre doit être déplacé quelques années plus tard en raison de l'état du bâtiment qui commence sérieusement à se dégrader.

En 2008, tous les bâtiments annexes ont disparu et le jardin est complètement saccagé.

En 2015 l'édifice apparaît très délabré au milieu d'un parc envahi par la végétation. Il ne reste alors aujourd’hui de la villa que les murs extérieurs et la toiture ; l'intérieur est démoli, mais tout est resté en l'état et a été squatté.

À travers cette chronologie, on peut voir l'importance de ce lieu pour l'histoire de notre ville.

Mais aujourd'hui, ce bâtiment est dangereux car il est en train de s’effondrer !

Je me suis permis de faire quelques recherches et j’ai vu que la ville avait acheté trois parcelles pour un montant de 30 000 euros. Pourquoi ne pas avoir acheté tout le terrain, et ne pas avoir rénové le bâtiment ?

Si le Ramel avait été rénové plus tôt, sans doute que plusieurs projets pour le faire revivre auraient pu être présentés (la villa est construite sur environ 4 étages plus un sous-sol et un terrain gigantesque).

Parce que, excusez-moi pour mon honnêteté, vu de l'extérieur, cela   quand les touristes arrivent et puis pour nous habitants de Luchon, lorsque nous passons devant cette propriété !

Et que dire de toute cette végétation qui empêche ce bâtiment de respirer et de montrer sa beauté, même s'il est en ruine ?

D’après mes recherches, l'entretien du parc du Ramel a été réalisé aux alentours de 2019. Pourquoi ne pas recommencer et impulser un projet de rénovation du bâtiment ? Pourquoi ne pas juste au moins y faire attention et le préserver ? Il est une partie de notre histoire !

C’est alors, notamment qu’un lundi soir, lors d’un des conseils municipaux, qui était au sujet du budget de 2020, que nous avons appris que le Ramel faisait l'objet de négociation par la ville pour un rachat.

"Éric Azémar a précisé qu'une pré-négociation était en cours avec le propriétaire du terrain pour son achat et que les Domaines allaient estimer le bâtiment qui appartient à six copropriétaires. Une fois cette estimation faite, la mairie entrera en négociation avec les copropriétaires. En cas d'aboutissement des négociations mairie/propriétaires, un projet de Pôle Culturel serait mené par la ville." (Source : Le blog de Paul Tian)

L’achat du terrain était en cours, mais pourquoi s’est-il arrêté ?

De plus le projet proposé devait être d’un budget d’une autre année. Pourquoi ce qui est entrepris s’effondre ? De plus notre cher maire, Éric Azémar, avait bien dit lors du conseil qu’il était "impossible de laisser cette friche et cette ruine à la vue des luchonnais et des touristes."

J'en conclus avec : "quelle belle image de Luchon pour ses habitants mais aussi pour ses touristes" !

Jules Faduilhe-Mur

 

Bagnères-de-Luchon (HauteGaronne), villa Bertin ; projet façade avec cinq travées, fonds Chambert C. Soula © Inventaire général Région Occitanie

Bagnères-de-Luchon (HauteGaronne), villa Bertin ; projet façade avec cinq travées, fonds Chambert C. Soula © Inventaire général Région Occitanie

Bagnères-de-Luchon (HauteGaronne), villa Bertin ; carte postale du début du XXe  siècle, AD Haute-Garonne, 26 FI pyrénées 80 © AD Haute-Garonne

Bagnères-de-Luchon (HauteGaronne), villa Bertin ; carte postale du début du XXe siècle, AD Haute-Garonne, 26 FI pyrénées 80 © AD Haute-Garonne

(Photo illustration : archives © Paul Tian)

(Photo illustration : archives © Paul Tian)

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